L’automne est bel et bien de retour, pour mon plus grand mal.

Share

Ça y est! Je vous le confirme, l’automne est bel et bien de retour. Je ne peux pas vraiment me plaindre car la fin de l’été fût magnifique et chaud cette année contrairement à l’an passé. Encore cette semaine on a eu droit à de superbes températures et un soleil rayonnant, mais mon corps en entier le ressent, l’automne est bel et bien là.

Les nuits sont beaucoup plus douloureuses ce qui fait que mes matins et mes journées sont pas mal plus difficiles. Je m’épuise si vite c’est fou.

 

Ma journée d’hier

Hier j’avais un rendez-vous et j’en ai profité, puisque je devais sortir de toutes façons, pour prévoir quelques commissions questions d’être efficace… erreur!!! Arrivée à mon rendez-vous et après avoir attendu à peine quelques 5 petites minutes assise dans la salle d’attente, j’ai eu du mal à me lever de ma chaise pour suivre la personne avec qui j’avais rendez-vous dans son bureau. J’ai eu peine à l’écouter et à me concentrer pour bien comprendre ce que la dame avait à me dire (c’était très important), mais j’ai su restée calme, ouverte et réceptive. La dame a bien vu mon état et a bien voulu prendre le temps de bien m’expliquer et s’assurer à la fin que j’avais bien tout compris.

Une autre chose qui est fou c’est comment mon corps oublie pendant l’été, (surtout avec le bel été qu’on a eu cette année) et comment ça me frappe à chaque fois quand l’automne revient. Hier ça m’a vraiment frappé fort. Je ne m’y attendais pas car il faisait si beau, mais j’ai dû me rendre à l’évidence ce matin et écouter le message que j’ai reçu : l’été est terminée et faudra revoir ma façon de fonctionner pour m’adapter à l’automne qui est déjà là et à l’hiver qui s’en vient.

Dans chaque événement difficile il y a toujours quelque chose de positif à en tirer.

Ça m’a frappé fort par rapport à la douleur, mais ça m’a aussi frappé fort car ça m’a permis de réaliser une chose vraiment bien… je gère beaucoup mieux ces moments maintenant. Avant ça me faisait paniquer carrément et ça me mettait très en colère car je n’avais pas réellement accepté ma situation. Je n’avais pas accepté de lâcher prise sur ce que ma vie aurait pu être, sur ce que ma vie aurait dû être selon moi. Maintenant que j’ai travaillé très fort sur et avec moi-même, je sais entre autre que rien arrive pour rien et que tout ce qui doit arriver arrivera toujours donc je fais confiance au processus.

Je sais aussi que dans chaque événement difficile il y a toujours quelque chose de positif à en tirer. Que ce soit un enseignement, un message, un expérience de plus, tout ce qui arrive est parfait à chaque instant et c’est vraiment ce qui me permet de tenir le cap et de rester zen avec ma douleur chronique. Cette fois le positif c’est d’avoir pu prendre conscience de mon progrès dans la gestion de ma douleur, dans son acceptation. Je sais que ce n’est qu’un sale moment à passer et que si je fais bien ce que mon corps me demande, cette douleur ne restera pas donc je l’accepte.

Je ne suis pas ma douleur.

Une autre chose que je sais aussi depuis presque 2 ans maintenant, comme je l’avais raconté l’an dernier dans mon post sur les précieux enseignements de Terre-Mère, c’est que je ne suis pas cette douleur, mais qu’elle fait seulement partie de moi. Je la respecte, mais je ne m’identifie plus à elle.

 

Tannée d’être un zombie.

Je suis donc revenue à la maison épuisée hier. J’ai prit le temps de faire une auto-hypnose afin de soulager ma douleur et j’ai pu ensuite reprendre mes choses sans avoir à prendre de médication. Mon premier choix est toujours la méditation, l’exercice (des étirements), un bain, l’hypnose, etc… n’importe quoi avant la médication! La médication a tellement affecté ma santé et ma vie de façon négative dans les 4 dernières années que personne ne m’en fera vanter les mérites. Au moins elle a changer récemment et j’ai beaucoup moins de produits chimiques à prendre désormais, mais le mal sur ma santé est fait lui. J’ai prit pas mal de poids par contre depuis que je prends moins de chimique et ça aussi mon corps le ressent, mais au moins j’ai toute ma tête beaucoup plus souvent et ça, ça n’a pas de prix pour moi; j’étais tellement tannée d’être un zombie.

C’est très important de se faire du bien malgré la douleur.

automne soir marche lune artHier soir j’ai hésité à sortir prendre une marche vu l’état dans laquelle quelques 45 mintutes de commissions m’avait mise plus tôt dans la journée, mais être inactive est souvent pire que d’être active. J’ai donc décidé de me faire du bien, de ne pas chosir d’avoir peur de ce qui allait peut-être arriver, je me suis habillée et je suis sortie pour une marche sous la Lune. J’en ai été ravie. J’aime prendre une marche tranquille après le souper l’automne quand il n’y a presque personne dehors et qu’il fait déjà noir. Ça me permet de méditer et de réfléchir, d’être présente à moi-même, pour moi-même. Quand j’ai senti que la douleur revenait, j’ai pris une pause au parc pendant 10 minutes et je suis retournée la maison tranquillement.

La nuit fût terrible.

Je n’ai presque pas dormi de la nuit vu les douleurs et les spasmes et c’est aujourd’hui j’en paie le prix physiquement. Juste écrire ce texte est entrain de m’avoir prit la journée entière; j’ai débuté à 10h40 ce matin, il est présentement 17h48 et je n’ai toujours pas terminé. C’est ça qui est difficile dans ma situation : je peux faire les choses sur le coup, mais c’est le lendemain ou 2 jours après que je me ramasse sur le carreau presque invalide pour une journée ou 2.

Ma couleur favorite? Octobre

L'automne

Encore une fois cette année, l’autmone me fait mal, mais elle me fait aussi du bien.  Elle me fait du bien en me montrant l’exemple et me rappellant de laisser aller les choses qui ne me servent pas comme elle laisse tomber les feuilles des arbres. Je ne me laisse plus emporter par mon égo et je reste zen devant et dans la douleur. J’aime l’automne. C’est encore et ça restera toujours une de mes 2 saisons favorites malgré tout ça.

Nous sommes nos choix
– Jean-Paul Sartre

Ce dont je viens de parler, ça vaut pour n’importe qu’elle bête qui partage notre exitence. Que ce soit une maladie, une dépendance, un deuil, un problème financier, etc… vous n’êtes pas ce problème, cette maladie, ce mal. Vous êtes vous et vous vivez un expérience. La fin de cette expérience et comment vous en sortirez seront déterminés par votre réaction et vos actions face à cette expérience. C’est votre responsabilité de faire quelque chose pour améliorer les choses et vous seul savez au fond de vous ce qu’il y a de mieux pour vous. À vous de faire et d’assumer votre choix.

 

Bon weekend à vous et si vous avez besoin de trucs pour faire face à des situations difficiles ou avez des questions ou commentaires n’hésitez pas à entrer en contact avec moi par courriel ici ou en message privé sur le compte de @labelleetsabete sur instagram.

Jacynthe Bondu